En janvier, je te faisais un petit point d’étape sur ma manière de gérer mon temps, qui est distribué entre mes clients en tant que freelance, et le travail sur mon projet professionnel d’accompagnement des entrepreneuses. Tu peux le lire ici.

6 mois plus tard, j’ai décidé de faire un nouveau bilan ici, ainsi que sur mon podcast. Est-ce que les méthodes d’organisation mises en place fonctionnent ? Comment est-ce que je me sens ?

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Sommaire

  1. Comment gérer, en tant qu’entrepreneuse, quand ça ne va pas ?
  2. La malédiction du “people pleaser”
  3. Je réduis au maximum la charge de travail
  4. Je consulte des professionnels
  5. Je suis bien entourée
  6. Je fais ce qui me fait du bien
  7. En résumé : le bilan de ces 6 derniers mois

Comment gérer quand ça ne va pas ?

😢 Je ne vais pas te mentir, en ce moment, ça ne va pas très bien. Que ce soit au niveau de l’énergie ou du moral, on est plutôt dans la jauge basse. Ce qui est assez terrible, c’est qu’il y a quelques mois, j’avais l’impression que tout allait bien et que j’avais une organisation qui roulait. C’est sans compter sur le fait que, comme beaucoup d’entrepreneuses, j’ai une bonne capacité d’optimisme et de déni (“mais ouiiiii, tout va biennnnnn !”).

🤗 Surtout qu’il y a peu, j’ai pris une décision pour améliorer mon quotidien et alléger mon emploi du temps : d’ici la fin de l’année, j’arrête les formations en présentiel (que j’adore mais qui m’épuisent littéralement), et je l’ai annoncé à mon client, me délestant au passage d’un petit poids mental. Même si la fin de l’année est encore un peu loin (dans 6 mois), je me disais que j’étais sur le bon chemin vers l’écoute de moi-même. Cette décision m’a vraiment mise en joie.

💧 Oui mais voilà, je pense pouvoir dire qu’à un moment donné, il y a une une petite goutte d’eau qui a fait déborder le vase des émotions. Chez mon autre client (celui pour lequel je travaille sur des campagnes de financement participatif), mon acolyte, mon binôme avec qui j’ai toujours travaillé pour cette entreprise et que j’apprécie énormément, a eu une super opportunité professionnelle et m’a annoncé qu’il allait partir. A ce moment-là, j’étais très partagée entre deux sentiments : le bonheur pour lui d’avoir trouvé une activité qui correspond mieux à ses envie, et l’angoisse totale de me séparer d’un collègue que j’apprécie, de me retrouver sans LA personne vers qui je me tournais dès que j’avais un doute ou une question, de devoir prendre en charge plus de responsabilités alors que je n’ai clairement pas envie de sacrifier le temps et l’énergie consacrés au développement de mon projet professionnel.

👆 Je dois préciser que ces peurs sont pour la plupart illégitimes car mon client fait des pieds et des mains pour que justement, cela n’arrive pas et qu’on puisse trouver un.e remplaçant.e au plus tôt. De plus, il se rend extrêmement disponible pour pouvoir répondre à mes questions et m’aider le temps de retrouver une certaine routine.

💦☔ Ceci étant dit, les peurs sont loin d’être rationnelles, et je crois que cet événement a été le catalyseur d’un déferlement d’émotions qui devait attendre bien sagement son heure au fond de moi, sans que je me rende vraiment compte de sa présence.

🤯 Du coup, depuis quelques mois, particulièrement au moment des règles (merci les cycles hormonaux 👿), je me sens comme envahie par des émotions que je ne parviens pas à contrôler. Il y a un mois, c’était la colère, que j’ai ressentie pendant une semaine entière : une sorte de rage qui brûlait tout sur son passage : j’en voulais à tout le monde et, dans ma tête, tout le monde m’en voulait. Ce mois-ci, j’ai le moral au fond du seau, pas d’énergie, pas d’envie, juste le besoin d’attendre que le temps passe. Que les envies reviennent. Que la motivation montre à nouveau le bout de son nez.

😞 A l’heure où j’écris ces mots, je suis toujours dans cette phase un peu “amorphe”. Je n’ai pas envie de faire grand chose, je n’ai pas l’énergie de travailler sur mes projets professionnels. J’ai réussi à puiser en moi cette envie de partager avec toi ces quelques mots, et de partager mes réflexions sur comment je gère ces phases qui, je pense, sont assez communes dans la vie d’une entrepreneuse.

⚠️ Je précise que, pour le moment, j’ai effectivement quelques symptômes dépressifs, mais je suis assez loin d’une dépression, qui est une véritable maladie. Les méthodes que je décris ci-dessous peuvent t’aider si, comme moi, tu as un bon coup de mou, mais que tu n’as pas atteint le stade dépressif. Si tu as le moindre doute, je t’encourage à consulter un.e professionnel.le de santé, que ce soit ton médecin généraliste ou un.e psychologue/psychiatre pour établir un diagnostic et te soigner dans les meilleures conditions. J’ai moi-même consulté mon médecin pour éliminer des potentielles causes physiques (dérèglement hormonal ou carence) lorsque je me suis rendue compte que ça n’allait pas, et que ça durait.

La malédiction du “people pleaser” ?

💥 Je t’ai parlé du catalyseur qui a déclenché mes vagues d’émotions, mais pas vraiment de la cause. Je ne la connais pas avec certitude (pour ça, je vais certainement passer par la case thérapeute car je souhaite vraiment m’y attaquer au marteau piqueur, et pas seulement y appliquer un pansement qui durera quelques mois), mais je pense que cela vient de ma propension à minimiser mes besoins et mes envies face à celles des autres. Dans cet esprit, dans ma tête, ce n’est “pas si grave” de me décevoir et de ne pas aller au bout de mes projets. Par contre, il est inconcevable pour moi de décevoir des personnes pour qui j’ai de l’estime (aka mes clients que j’aime beaucoup).

🥦 Donc, si je résume, je peux me prendre le chou pendant des semaines pour un travail pour un client que je pourrais, dans mon imagination débordante, potentiellement décevoir (alors que je ne déçois personne, disons-le), mais si je n’avance pas dans la formation que je veux lancer le mois prochain, “ce n’est pas si grave”, je peux gérer et repousser. Je peux prendre sur moi. Et ça passe vite au second plan.

🙏 Je suis ce qu’on appelle une “people pleaser” (littéralement “qui fait plaisir aux gens”), et je ne supporte pas l’idée que quelqu’un pourrait être déçu par moi ou mon travail. Je précise que je m’en rends bien compte et que j’ai déjà fait un gros travail sur ce sujet, qui n’est APPAREMMENT pas encore suffisant.

🗓️ Si je traduis cela dans mon quotidien, je me rends compte que bien que j’ai réussi à mettre en place une gestion du temps très satisfaisante en terme de méthode (je réserve des demi-journées pour chaque projet, que je répartis dans ma semaine, et j’arrive à maintenir le cap)… ce n’est pas du tout la même en termes d’implication émotionnelle. Dès que je commence à stresser ou angoisser pour mon travail pour mes clients, ces émotions prennent toute la place, et pas seulement les créneaux que je leur ai réservé. J’y pense la journée, la nuit, le week-end, cela prend beaucoup d’énergie, et lorsque vient le moment de travailler sur mes propres projets professionnels, cette charge émotionnelle est trop présente et je ne peux pas être efficace et impliquée. J’accumule émotions et fatigue, car bien entendu, je veux maintenir le rythme sur tous les tableaux, et petit à petit, je m’épuise.

💥 Et bien sûr, je ne m’en rends compte que lorsqu’une étincelle vient faire exploser tout ça.

Je réduis au maximum la charge de travail

Ce n’est vraiment pas de gaité de cœur, mais lorsque la fatigue et la lassitude sont venues frapper à ma porte, j’ai décidé de momentanément arrêter de me prendre la tête avec la répartition du travail entre mes différents projets et de consacrer mon énergie à mon client. Concrètement, je suis coordinatrice sur une campagne de financement participatif qui se lance dans une semaine, une autre à la rentrée scolaire, je suis déjà bien engagée sur le dossier, mon collègue va partir d’ici quelques jours, je sais donc que ces projets vont m’accaparer. En l’état, je n’ai pas trop le choix, je dois travailler dessus. J’ai donc décidé de me cantonner à ça pour le moment. Je travaille le temps nécessaire sur ces dossiers, je fais les quelques formations en présentiel sur lesquelles je me suis engagée, et je me repose le reste du temps.

Je dois avouer que je me sens très mal d’avoir pris cette décision car j’ai l’impression, encore une fois, de mettre de côté mes projets, mais l’idée n’est pas de ruminer sur cette décision car je n’ai pas envie de perdre encore plus d’énergie. Je n’en n’ai pas beaucoup, donc je suis dans un mood où je vois au jour le jour, selon ma volonté et mon humeur.

🔋 Un peu comme me mode “économie d’énergie” de l’ordinateur.

Je consulte des professionnels

Dans mon précédent article, je te disais que j’avais vu une coach, l’année dernière, pour travailler sur cette notion de gestion du temps. A l’époque, cela m’avait beaucoup aidé, et c’est grâce à elle que j’ai pu mettre en place cet agenda partagé entre tous mes projets et, surtout, donner de la place à mes propres projets. Mais je me rends compte aujourd’hui que c’était le premier pas vers quelque chose de plus profond, c’est pourquoi je suis en train de prendre rendez-vous avec différents psychothérapeutes pour à la fois mettre un pansement (me faire du bien rapidement), et travailler sur les causes (me réconcilier avec ce qui peut causer ce mal-être).

👩‍🏫 Cela fait plusieurs années que je fais appel à des professionnels dès que je sens que je ne parviens pas à gérer une situation seule, et cela m’a toujours été d’une grande aide (beaucoup plus que si j’étais restée dans mon coin à me morfondre). Savoir quand demander de l’aide demande beaucoup d’humilité et de courage, je t’encourage donc à le faire si tu en ressens le besoin.

Je suis bien entourée

❤️ Entre mon amoureux qui me connais bien et me surveille comme le lait sur le feu (et sait prendre soin de moi quand je n’ai pas trop la force de le faire), ma famille, mes amis et mes super copines entrepreneuses, j’ai un entourage très bienveillant, qui répond à l’appel lorsque j’en ai besoin et qui m’encourage toujours.

Et ça, c’est une aide que j’estime indispensable pour se sortir de situations de détresse psychologique. Contrairement à ce que certaines personnes peuvent dire, tout n’est pas dans ta tête. L’environnement dans lequel tu vis a un impact très fort sur tes comportements et tes pensées. Et ton environnement comprend ton entourage. Si tu sens que tu es entourée de quelques personnes toxiques, qui te font te sentir mal au quotidien, croire au fait que tu vas aller mieux si tu as des pensées positives et que tu te répètes des mantras positifs risque d’être (au mieux) contre-productif.

Concentre-toi plutôt sur les personnes qui t’apportent du réconfort, de l’écoute, qui ont toujours une petite phrase sympa pour toi, en toute sincérité.

Je fais ce qui me fait du bien

🏃‍♀️ Je te l’ai dit, je n’ai pas envie de grand chose en ce moment, mais je me “force”, dans une moindre mesure, à faire des activités qui me font du bien. Même si je n’en n’ai pas très envie, je continue à aller marcher dans la nature, je vais à mes cours de sport (qui se terminent d’ailleurs incessamment sous peu 😭), je cuisine un peu, je joue, je lis (pour ça, je m’appuie sur mes différents piliers qui sont mes raisons d’être). J’ai un peu de mal au démarrage, je n’ai pas la même motivation qu’habituellement, mais une fois que je suis lancée, ça me fait un bien fou. Et à la fin de la journée, je sais que j’ai fait des choses qui m’ont fait plaisir. Donc malgré l’humeur qui n’est pas hyper joyeuse, j’essaie de garder en tête quelques points positifs, histoire de ne pas sombrer complètement dans la négativité.

En résumé : le bilan de ces 6 derniers mois

Si je devais faire le bilan de ces 6 derniers mois, je pourrais dire que…

j’ai énormément avancé dans mon projet de formation. Pour être honnête, je ne suis pas loin d’être prête à la lancer, mais je ne sais pas si j’ai envie de le faire dans ces conditions. C’est extrêmement frustrant, mais je ne mettrai pas ma santé en danger pour du professionnel. Et j’adapterai mes objectifs à mon niveau d’énergie, mois après après mois.

J’ai mis en place cette organisation en demi-journées que je trouve très efficace, et que je continuerai à explorer dès que j’aurai résolu ce problème de charge émotionnelle qui déborde un peu trop sur ma vie en général.

✅ Je continue à voir ma partenaire du club des responsabilités une fois par semaine pour faire le point sur nos objectifs de la semaine, et j’aime beaucoup ces rendez-vous qui sont stimulants, tout comme le co-working virtuel du mardi matin avec quelques entrepreneuses de la communauté à laquelle j’appartiens !

✅ Je n’ai pas grande visibilité pour la deuxième partie de l’année, excepté que j’espère que je pourrai sortir ma formation sur les objectifs et raisons d’être, mais également d’autres projets en lien avec l’accompagnement, avec une énergie constructive et positive !

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Tout à fait ! J’aime bien m’imaginer comme une scientifique explorant les tréfonds du cerveau des solopreneures. Je considère ma newsletter comme un journal de bord relatant les questions que je me pose, les réponses que je trouve, les ressources que je teste et que je crée (que je t’enverrai d’ailleurs en avant-première ici) pour que tu puisses à ton tour les tester et voir si elles te conviennent !

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